Dans le coton, tout est bon !
Mon point de vue:
Erik Orsenna a pris le prétexte de la culture du coton, pour se livrer à une comparaison sur les principaux points du globe.
Le sous-titre du livre, "petit précis de la mondialisation", donne le ton, car il s'agit bien, au delà de l'anecdote de se rendre compte des différences de par le monde:
De Dalang, en Chine, capitale de la chaussette, à Lubbock, au Texas, en passant par l'Afrique ou la France, le slogan d'Orsenna serait: "Dis moi comment tu cultives le coton, je te dirai comment fonctionnes ton économie".
Des textes courts, incisifs, comme des arrêts sur image, pour se faire une bonne idée de la manière dont est cultivé "l'or blanc". Car dans le coton, tout est bon, rien ne se jette, tout se transforme, nous explique judicieusement Orsenna; Il se sert pour cela son talent de journaliste, d 'économiste, de conteur même, pour nous emmener dans une sage mondiale, dans le temps et dans l'espace.
Présentation de l’éditeur:
« Cette histoire commence dans la nuit des temps. Un homme qui passe remarque un arbuste dont les branches se terminent par des flocons blancs. On peut imaginer qu'il approche la main. L'espèce humaine vient de faire connaissance avec la douceur du coton.
Depuis des années, quelque chose me disait qu'en suivant les chemins du coton, de l'agriculture à l'industrie textile en passant par la biochimie, de Koutiala (Mali) à Datang (Chine) en passant par Lubbock (Texas), Cuiabá (Mato Grosso), Alexandrie, Tachkent et la vallée de la Vologne (France, département des Vosges), je comprendrais mieux ma planète.
Les résultats de la longue enquête ont dépassé mes espérances. Pour comprendre les mondialisations, celles d'hier et celle d'aujourd'hui, rien ne vaut l'examen d'un morceau de tissu. Sans doute parce qu'il n'est fait que de fils et de liens, et des voyages de la navette. »
Erik Orsenna
Biographie de l'auteur:
Erik Orsenna est conseiller d'Etat et président du Centre international de la mer "Voyage au pays du coton. Petit précis de mondialisation". Edition FAYARD, 280 pages, 20 euros.