Cinq jours chez ma belle mère ?

Publié le par Tom

 

Eh bien moi, pour vous évoquer le Goncourt "Trois jours chez ma mère", j'ai choisi de vous en proposer un pastiche,  avec quelques lignes ci-dessous écrites "à la manière de" François Weyergans, qui , je le pense, vous donnera le ton (narcissique et creux) de ce livre:

 

"Il est tôt ce matin lorsque j'émerge péniblement d'un sommeil agité et nauséeux. J'ai rêvé que j'allais à Rabastens chez ma belle-mère, pour cinq longs jours.


Je regarde mon nombril, il a une drôle de couleur, légèrement violacé: Aurai-je été piqué par un insecte durant la nuit ? Il a l'air d'enfler, il est un peu turgescent. Je l'observe durant de longues minutes, fasciné par le dessin parfait et si harmonieux du contour, le renflement gracieux et délicat qu'il produit finement, à la naissance de mon ventre, si admirable au demeurant.


J'allume un Monte Cristo numéro cinq, ramené d'un voyage par un ami, et je me dirige vers la cuisine pour me confectionner un cacao « Van Houten », dont j'apprécie tant la délicieuse amertume.


Comme Proust aimait à le dire, et moi à me le répéter sentencieusement: « Tremper sa Madeleine n'est pas facile, ce qui compte vraiment c'est de prendre la décision de le faire ».


Alors, va t-il falloir que j'aille chez ma belle-mère ? Ce rêve est-ce un signe prémonitoire ? Est ce mon Destin finalement, Le but ultime d'une vie pourtant si bien remplie ?


Il va falloir que j'y réfléchisse sérieusement, à ce projet capital, qui pourrait bien changer le cours de ma vie passionnante.


Allez, c'est décidé: Je vais en parler, pas plus tard que ce matin, à ma femme !"

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