Le scaphandre et le papillon
Une fois n'est pas coutume, je ne parlerai pas d'un livre, mais d 'un film en l'occurrence le sublime "scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel.
J'ai pu assister à sa projection au Festival de Cannes le 22 mai.
L'histoire est tragique, tirée d'un fait récent, car il s'agit de l'accident qu'a subi à l'époque le rédacteur en chef du journal "Elle", agé de seulement 42 ans: Terrassé par un accident vasculaire cérébral, lorsqu'il se réveille à l'hopital, il ne peut plus bouger qu'une paupière.
Le film commence par ce moment-là, et la caméra, qui symbolise l'oeil valide qui reste, nous plonge dans cette situation angoissante du "héros" qui peu à peu découvre le monde qui l'entoure et ne comprend pas ce qui lui arrive.
Passé une première étape d'apitoiement sur lui-même, la vie (ou plutot ce qu'il en reste) reprendra son cours: Par un ingénieux systéme, et en se servant de sa paupière valide, le contact s'établit, et un livre sera écrit (qui porte le même titre que le film).
Cette histoire est racontée avec beaucoup de sensibilité, le pathos est là, mais il n'y a pas de sensiblerie, il y a même de grands moments d'humour.
Certaines scènes sont particulièrement poignantes, comme les retrouvailles avec ses enfants sur la plage, ou le coup de téléphone avec son père.
Le héros sera emporté un an après par une pneumonie, son livre juste achevé.
Les acteurs et l"équipe du film a été ovationné pendant une bonne dizaine de minutes, la salle était conquise, et l'émotion était grande autour de nous.
Ci-dessous quelques moments, notamment Jane BIRKIN très émue et touchée par ce film boulversant, qui aura certainement un prix, peut-être même la Palme d'Or ?