L'amour à mort
"Comment l’amour qui nous abêtit, et qui est potentiellement capable de faire de nous des brutes, peut-il être ressenti et désigné comme le bonheur suprême ? L’amour n’est-il qu’une maladie, et non la plus belle, mais la plus terrible qui soit ? Ou bien est-il un poison dont le dosage décide s’il est bénéfique ou dévastateur ? Au secours, Socrate, au secours ! »
C’est bien l’amour et son double, la mort, que l’auteur du "Parfum " (excellent livre) a choisi d’embrasser ici dans un même mouvement.
L’essayiste en appelle à Goethe, Wagner ou Stendhal, compare les destins d’Orphée et de Jésus qui, tous deux, ont tenté de vaincre la mort au nom de l’amour.
La première partie sur l'amour est enlevée, bien réussie , la partie sur le thème de la mort est nettement moins inspirée.
"Sur l'amour et la mort", Patrick SUSKIND, Fayard, 82 pages, 9 euros.