Sélection de l'Architecte

Dimanche 27 novembre 2005 7 27 /11 /2005 18:31

Un excellent thriller sur le thème de l ' emprise qu'exerce le cinéma. Le héros se lance à la recherche d 'un réalisateur de cinema 'underground', mais qui a inventé des techniques de manipulation stupéfiantes, jusqu 'a découvrir un complot hallucinant, qui menace le monde: Secte cathare dotée de moyens conséquents, lutte occulte, cela doit vous faire penser à "Da Vinci code", mais avec plus de style, et une mine d'informations sur les débuts du cinéma. Les personnages sont attachants, l'intrigue bien ficelée:

Attention ,dès que vous lirez la première page, vous risquez  fortement d'être aspiré par ce pavé de 670 pages et dévorerez en quelques jours ce roman envoûtant et bien écrit.  A conseiller notamment aux amateurs du "Nom de la Rose", d'Umberto Eco, qui trouveront là un univers original et érudit.

Par arno - Publié dans : Sélection de l'Architecte
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Jeudi 8 décembre 2005 4 08 /12 /2005 22:26

"Chemins de sagesse: un traité du labyrinthe", Jacques ATTALI, éditions Fayard.

Le mot labyrinthe vient de "labra" qui désigne la caverne, et "inthos" qui se rapporte aux jeux d'enfants, le labra-inthos c'est donc le jeu de la caverne. Un labyrinthe se définit par un chemin complexe comportant au moins une entrée et un passage vers une sortie, sans signalisation vers la sortie.

Les plus anciens labyrinthes datent de 15000 ans. Aujourd"hui, nous avons des labyrinthes composés de jardins de maïs, à découvrir pendant nos vacances.

Pourquoi la persistance du labyrinthe, dans le temps et quelques soient les civilisations ? Est-ce un archétype ?

La ligne droite signifie l'efficacité, la rentabilité, la transparence, la simplicité. La ligne droite c'est lorsque Hausmann trace de larges avenues dans Paris, quand l'économie de marché cherche la voie la plus courte vers la rentabilité immédiate, mais aussi quand la philosophie des Lumières l'emporte sur l'obscurantisme.

A cela s'oppose le labyrinthe, qui renvoie à la complexité, à "l'esprit de finesse" (Pascal). Le labyrinthe raconte la traversée d'épreuves, il décrit donc un rituel, un sacrifice, celui qui a traversé le labyrinthe est un initié qui débute une nouvelle vie. Le labyrinthe peut représenter la renaissance, c'est donc une histoire de guérison.

Le labyrinthe permet de conduire à l'intérieur de soi-même vers le sanctuaire caché, le siège le plus mystérieux de la personne. L'insconscient n'est -il pas comme un monstre tapi au fond d'un labyrinthe ?Le labyrinthe symbolise l'infini de la quête, le voyage, celui de l'homme tendu vers sa vérité.

Edgar Morin lorsqu'il prone le retour à une "pensée complexe" appelle à une pensée "labyrinthique".

Mais ne nous pressons pas trop: Chacun passe l'essentiel de sa vie à aller le plus lentement possible, à accomplir un nombre illimité de circonvolutions, jusqu'à... l'inévitable sortie !

Extraits:

"Comprendre le labyrinthe deviendra bientôt essentiel à la maîtrise de la modernité. Il nous faut donc oublier la rectitude et la transparence  de la ligne droite: le mondre réél n'est pas ainsi fait. Et il nous faut réapprendre et réinventer les stratégies nécessaires pour y évoluer. Réinventer les secrets de cette antique sagesse."

"Le vivant reste un méandre. Le labyrinthe reste encore dominant, d'abord parce que la construction d'une théorie scientifique ne cesse d'être un labyrinthe avec de rares chemins et beaucoup d'impasses: l'erreur reste la condition du progrès"

"Le centre d'une figure quelle qu'elle soit,  est un lieu sacré. Les routes qui y mènent sont plus importantes que les autres. Trouver le centre de soi-même est l'épreuve la plus difficile".

"Car le labyrinthe est à mon sens la matérialisation d'un inconscient collectif. La première abstraction d'un sens de la destinée humaine, d'une mise en ordre du monde. Il est donc quelque chose comme un mode d'expression sophistiqué, un langage avant l'écriture".

Par Novalis - Publié dans : Sélection de l'Architecte
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Lundi 12 décembre 2005 1 12 /12 /2005 16:17

 

Une très belle qualité d'écriture, c'est pourquoi vous pouvez acheter en toute confiance, les différents ouvrages d'Irène Némirovski.

"David Golder" est un roman court, qui raconte le dernier combat d'un riche entrepreneur, qui pour faire plaisir à sa fille capricieuse et inconséquente, ira à sa perte :

http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2246151457/403-1033044-2266810

Par Kouros - Publié dans : Sélection de l'Architecte
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Dimanche 18 décembre 2005 7 18 /12 /2005 16:39

C'est par ces mots que François Weyergans m'a dédicacé ce livre; Si l'histoire de cette recherche de vérité qu'accomplit le héros Macaire,  est bien un roman historique (situé dans la Basse-Egypte du IVème siècle), François Weyergans semble donc s'être identifié avec le personnage hors du commun, dont il nous brosse le portrait:

Esclave, pilleur de tombe, Macaire va inéxorablement devenir un ermite qui, à force de privations, atteindra une forme de plénitude. Il rencontrera quelques personnages hauts en couleur, comme un magicien, une prostitué, un ermite fou, mais ne se laissera pas écarter de son but: Devenir un saint.

Extrait: "Il réussissait ce qu'il s'était promis de faire: non seulement mourir au monde, mais que le monde soit mort pour lui. Et il continua de vivre, détaché de soi, indifférent au temps et à l'espace."

Pour acheter: http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2070375439/403-3014132-0762823

Par Kouros - Publié dans : Sélection de l'Architecte
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Mercredi 8 mars 2006 3 08 /03 /2006 13:18

Une initiative à suivre: Le Salon du Livre qui se tiendra à la Porte de Versailles, le 17 Mars prochain, voici quelques informations pratiques:

Vendredi 17 mars au mercredi 22 mars 2006
Horaires : tous les jours de 9h30 à 19h
Nocturne : mardi 21 mars 2006 jusqu’à 22h
Fermeture : mercredi 22 mars 2006 à 17h

Attention, Journée professionnelle : lundi 20 mars 2006 de 9h30 à 18h30

Tarif
Billet : 5 euros
Tarif étudiants, lycéens, collégiens : 3 euros (sur présentation de la carte)
Accès gratuit :
-éditeurs, libraires, bibliothécaires sur présentation d'un justificatif professionnel
-les enfants de moins de 12 ans

Par Kouros - Publié dans : Sélection de l'Architecte
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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /2006 11:47

S'il vous n'avez qu'un roman à lire ces temps-ci, pas de doute c'est celui sur lequel il faut vous jeter:

"Je me souviens encore de ce petit matin où mon père m'emmena pourla première fois visiter le Cimetière des Livres Oubliés". Le héros, Daniel Sempere, est ainsi invité par son père à un rituel étrange autant que fondateur.

Par le choix d'un livre (dénommé "'L'ombre du vent", d'où le titre), apparemment au hasard, Daniel va se retrouver  face au destin d'un écrivain maudit, Julian Carax qui a écrit peu de livres, et qu'un mystèrieux personnage s'applique à bruler les quelques exemplaires encore en circulation.

"Un labyrinthe de corridors et d'étagères pleines de livres montait de la base au faîte, en dessinant une succession compliquée de tunnels, d'escaliers,  de plate-formes et de passerelles qui laissaient deviner la géométrie impossible d'une gigantesque bibliothèque".

Daniel va devoir  déméler l'écheveau d'un intrigue qui remonte loin dans le temps, et qui finira par le rattraper. Véritable récit-labyrinthe, dont le fil d'Ariane est la vie dramatique d'un écrivain, génie méconnu, qui hante la ville.

Dans la Barcelone d'après-guerre, Zafon nous entraine dans une aventure riche en rebondissements, en allers-retours entre passé et présent, et progressivement reconstitue les morceaux apparemment disparates d'un puzzle qui va relier les personnages de son récit.

Ce livre à la limite du fantastique (la scène du mouroir, la maison "hantée" des Aldaya) est aussi un formidable plaidoyer pour l'amour de la littérature, qui se mèle étroitement à la vie elle-même:

"Un jour, j'ai entendu un habitué de la librairie de mon père, dire que rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s'ouvre vraiment un chemin jusqu'à son coeur.  Ces premières images, l'écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais auquel, tôt ou tard- et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d'univers nous découvrons-, nous reviendrons un jour. Poir moi, ces pages ensorcelées, seront toujours celles que j'ai rencontrées dans les galeries du Cimetière des Livres Oubliés.

Enfin le style est très poétique, tout en sachant s'accorder des moments d'humour et de détachement. La ville de Barcelone est aussi un héros à part entière, car l'auteur a su créer un climat particulier pour illustrer cette période de l'histoire espagnole.

Extrait 1:

"Je me souviens seulement que je quittai ce monde irréle de lumière et de froid, qu'une étrange paix m'envahit et fit disparaitre la douleur et le feu qui lentement me dévorait les entrailles. Je me vis marcher dans cette Barcelone magique, tenant la main de Béa, tous les deux déjà vieux".

 

"L'ombre du vent", Carlos Ruiz Zafon, Livre de Poche, 635 pages, 8€

Par Oswald - Publié dans : Sélection de l'Architecte
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Dimanche 17 décembre 2006 7 17 /12 /2006 08:15


Nous suivons le personnage de Zénon, alchimiste et médecin du 16ème siècle, dans un destin tragique d'un homme hors du commun.

Le Moyen Age et la Renaissance s'affronte dans ce roman épique.

C'est le livre de Marguerite Yourcenar que je prèfère, avant les "Mémoires d'Hadrien", car elle arrive à nous émouvoir pour son personnage éclairé, en avance sur son temps, qui finira broyé par la stupidité de ses contemporains.

"L'Oeuvre au Noir", Marguerite YOURCENAR, Folio Poche, 469 pages

Pour commander:

<iframe src="http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=paroleperdue-21&o=8&p=8&l=as1&asins=2070367983&fc1=000000&IS2=1&lt1=_blank&lc1=0000ff&bc1=000000&bg1=ffffff&f=ifr" style="width:120px;height:240px;" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" frameborder="0"></iframe>

Par Kouros - Publié dans : Sélection de l'Architecte
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Lundi 5 février 2007 1 05 /02 /2007 11:22

 

C'est suite aux conférences effectuées dans le Château de Versailles, que les visiteurs, désireux d'en savoir encore plus, ont demandé à Jean Erceau de bien vouloir rédiger un livre qui reprennent les thèmes évoqués :


Qu'à cela ne tienne, après un travail de recherche documentaire fouillé et un travail d'écriture de longue haleine, l'ouvrage « Les jardins initiatiques du Château de Versailles » était enfin né.


Ce livre de 323 pages évoque de façon romancée la quête initiatique: En effet, tel l'enseignement de maître à disciple, un adolescent se promène avec Elouane, sorte de sage malicieux, dans les jardins de Versailles. Un jeu de questions- réponses sera le prétexte d'échanges délivrant un enseignement, à partir de la symbolique des statues les plus évocatrices.


En suivant ce parcours initiatique, vous en saurez plus du monde invisible que suggèrent Diane ou Apollon, ou encore l'Encelade ou la nymphe à la coquille. Car si de Versailles, les différentes pièces du château sont bien connues et mises en valeur, toute la statuaire est comme laissée en jachère.


Reprenant la thématique du « songe de Polyphile », la symbolique particulièrement riche des statues du château de Versailles, devient le support de réflexions mythologiques, philosophiques et spirituelles. Les principaux courants ésotéristes sont abordés, avec une emphase toute particulière portée sur l'alchimie.


Enfin, l'épilogue, particulièrement émouvant, conclura ce voyage vraiment peu ordinaire.


Ce qui frappe tout d'abord dans cet ouvrage, c'est la qualité de pédagogie: Des notions complexes sont développées avec simplicité et profondeur , et le lecteur se trouve emporté sans difficulté dans les hautes régions de la connaissance spirituelle.


Et puis, des clins d'oeil « pour initiés » émaillent le texte, comme la métaphore de la chasse, pour désigner la quête initiatique (« C'est une quête un long voyage, individuel et risqué, qui ne peut s'accomplir qu'avec des chasseurs partageant le même objectif »)


Enfin, ces réflexions se trouvent étayées par la grande qualité de l'iconographie (par exemple un Apollon dans la brume réellement empreint d'un mystère évocateur), due aux photographies de Claude-Charles Rozier-Chabert, qui a su saisir l'esprit de ces jardins si riche d'enseignements . Ce travail important de mise en page met bien en correspondance le texte et l'image, et rend la lecture agréable aussi bien à l'oeil qu'à l'esprit.


Bref, un beau livre à s'offrir, ou à offrir, notamment pour la période des fêtes de fin d'année, aussi bien pour le profane que l'initié: Car il y a vraiment matière, ainsi que le suggérait Montaigne, « cultiver son jardin » !


« Les jardins initiatiques du Château de Versailles », de Jean ERCEAU, éditions THALIA,

39 euros, 323 pages, disponible sur Amazon

 

http://www.amazon.fr/jardins-initiatiques-Versailles-Jean-Erceau/dp/2352780160

Et pour avoir la possibilité d'admirer les photos de Claude-Charles Rozier-Chabert, le site suivant, montre notamment l'évolution des statues en fonction des saisons:

http://720plan.ovh.net/~jardinsd/Accueil/pages/Apropos.htm

Par Oswald - Publié dans : Sélection de l'Architecte
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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /2007 21:22

 C'est suite aux conférences effectuées dans le Château de Versailles, que les visiteurs, désireux d'en savoir encore plus, ont demandé à Jean Erceau de bien vouloir rédiger un livre qui reprennent les thèmes évoqués :


Qu'à cela ne tienne, après un travail de recherche documentaire fouillé et un travail d'écriture de longue haleine, l'ouvrage « Les jardins initiatiques du Château de Versailles » était enfin né.


Ce livre de 323 pages évoque de façon romancée la quête initiatique: En effet, tel l'enseignement de maître à disciple, un adolescent se promène avec Elouane, sorte de sage malicieux, dans les jardins de Versailles. Un jeu de questions- réponses sera le prétexte d'échanges délivrant un enseignement, à partir de la symbolique des statues les plus évocatrices.


En suivant ce parcours initiatique, vous en saurez plus du monde invisible que suggèrent Diane ou Apollon, ou encore l'Encelade ou la nymphe à la coquille. Car si de Versailles, les différentes pièces du château sont bien connues et mises en valeur, toute la statuaire est comme laissée en jachère.


Reprenant la thématique du « songe de Polyphile », la symbolique particulièrement riche des statues du château de Versailles, devient le support de réflexions mythologiques, philosophiques et spirituelles. Les principaux courants ésotéristes sont abordés, avec une emphase toute particulière portée sur l'alchimie.


Enfin, l'épilogue, particulièrement émouvant, conclura ce voyage vraiment peu ordinaire.


Ce qui frappe tout d'abord dans cet ouvrage, c'est la qualité de pédagogie: Des notions complexes sont développées avec simplicité et profondeur , et le lecteur se trouve emporté sans difficulté dans les hautes régions de la connaissance spirituelle.


Et puis, des clins d'oeil « pour initiés » émaillent le texte, comme la métaphore de la chasse, pour désigner la quête initiatique (« C'est une quête un long voyage, individuel et risqué, qui ne peut s'accomplir qu'avec des chasseurs partageant le même objectif »)


Enfin, ces réflexions se trouvent étayées par la grande qualité de l'iconographie (par exemple un Apollon dans la brume réellement empreint d'un mystère évocateur), due aux photographies de Claude-Charles Rozier-Chabert, qui a su saisir l'esprit de ces jardins si riche d'enseignements . Ce travail important de mise en page met bien en correspondance le texte et l'image, et rend la lecture agréable aussi bien à l'oeil qu'à l'esprit.


Bref, un beau livre à s'offrir, ou à offrir, notamment pour la période des fêtes de fin d'année, aussi bien pour le profane que l'initié: Car il y a vraiment matière, ainsi que le suggérait Montaigne, « cultiver son jardin » !


« Les jardins initiatiques du Château de Versailles », de Jean ERCEAU, éditions THALIA, 39 euros, 323 pages,

disponible sur Amazon à l'adresse:

http://www.amazon.fr/jardins-initiatiques-Versailles-Jean-Erceau/dp/2352780160

Par Oswald - Publié dans : Sélection de l'Architecte
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Lundi 5 mars 2007 1 05 /03 /2007 21:38

Un début à la Dickens: Londres, an 1021: Rob Cole, a neuf ans et devient orphelin, ses frères et soeurs sont dispersés, ils ne les reverra plus.

Errant, il va se trouver recueilli par un "barbier-chirurgien", qui se situe entre le charlatan, vendant de l'eau miraculeuse, le bateleur de foire sachant capter son auditoire par un spectacle, et le médecin des pauvres, sachant soigner les premières urgences.

Sillonnant l'Angleterre, Rob va être un assistant zélé, qui finira même par dépasser son maître.  Car en plus de son talent naturel, il dispose d'un don très particulier:  Rien qu'en tenant la main d'une personne, il peut détecter le fait qu'elle va décéder...

C'est pour cela que Rob, une fois disparu le barbier, n'a qu'une idée en tête: Aller en Orient, là où la médecine de l'époque est à son apogée.

Commence un long périple auprès de caravaniers, Rob devant se faire passer pour un juif lorsqu'il arrive aux portes de l'Orient: C'est le seul moyen pour être accepté auprès de celui qu'en Occident on appellera Avicenne.

Rob deviendra après de nombreuses autres épreuves, un médecin au sommet de son art. La situation se dégradera, il retournera en Angleterre. Plein d'idées nouvelles, il se heurtera au corporatisme d'un milieu rétif à ses innovations, et finira par quitter Londres , pour aller sur les terres de sa femme, rencontrée lors de son voyage.

La première partie avec le barbier est très réussie, et se lit vite. La partie à Ispahan est moins bien traitée, même si les évènements se succèdent. Enfin le retour à Londres donne toute la dimension à ce récit, qui illustre que le monde occidental n'a pas toujours été aussi brillant que cela: Le progrès médical était clairement situé en Orient, la religion musulmane étant alors au pinacle dans tous les domaines.

Enfin, Noah GORDON donne une vision précise de l'état de la médecine à cette époque, certainement par un travail de recherches approfondi sur ce que nous savons des techniques médicales alors en vigueur.

"Le médecin d'Ispahan", Noah GORDON, Livre de Poche, 7€, 600 pages.

Par Oswald - Publié dans : Sélection de l'Architecte
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