Impasses livresques

Dimanche 4 décembre 2005 7 04 /12 /2005 12:51

Pas Antonin, mais Paasilinna, l'auteur finlandais, qui redevient très tendance chez les libraires parisiens.

J'ai commencé par "Le lièvre de Vatanen", que j'ai terminé péniblement, et j'ai calé à la moitié de "Petits suicides entre amis".

Pourtant cela démarrait bien (voir extrait ci-dessous) : un thème original, traité avec un zeste d'humour noir, un début de livre accrocheur. Mais l'histoire s'enlise, je ne sais pas où veut aller l'écrivain.

Ou alors une allergie à la lenteur de l'action ?

Que ceux qui apprécient Paasilinna me disent comment faire ? Accepter ce parti pris de lenteur ? D'histoires sans réel fil directeur (c'est plutôt un ensemble de scènes mises bout à bout)

Se laisser bercer par un rythme nonchalant ? Ou alors je n'ai pas lu les bons Paasilinna ?

En tout cas, ma collègue du blog "Mes lectures" (excellent !) n'a pas aimé non plus son dernier livre sorti (intitulé "Un homme heureux"):

http://meslectures.over-blog.com/article-1254383.html

Extrait: " Les plus redoutables ennemis de Finlandais sont la mélancolie, la tristesse, l'apathie. Le spleen est un adversaire plus impitoyable que l'Union Soviétique."

 

Par Kouros - Publié dans : Impasses livresques
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Mardi 6 décembre 2005 2 06 /12 /2005 07:39
"Le cercle magique" de Katherine Neville

 Le titre était alléchant, le quatrième de couverture séduisant, pourtant je me suis arrêté à la page 250, devant cette histoire de série Z, du sous -"code da Vinci", avec une histoire d'amour guimauve, et un complot christiano-historique des plus fumeux:  On n'y croit pas, on s'ennuie, j'ai beau avoir sauté des pages, je n'ai pas accroché sur cette histoire. Peut-être que "Le huit", son livre précédent était mieux ?

Par Kouros - Publié dans : Impasses livresques
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Samedi 23 septembre 2006 6 23 /09 /2006 21:03

Un quatrième de couverture alléchant, j'avais l'impression de trouver un "Da vinci Code" plus élaboré.

Et pourtant je n'ai pu que m'arrêter à la page 270: Avalanche de personnages qui égare le lecteur, intrigue mal ficelée, bref, l'intérêt n'est pas vraiment suscité .

L'idée de départ était plutôt bonne: A Boston , en 1865, le corps d'un juge, que l'on sait corrompu, est découvert. Succèdent ensuite des crimes rituels, dont le procédé rappelle des passages du livre de Dante, "la divine comédie".

Les membres du "Cercle des Amis de Dante" décide d'enquêter pour résoudre cette série de meurtres, convaincus de leur avantage sur la police, grâce à leur connaissance approfondie de l'oeuvre de Dante.

Donc l'appréciation du 4ème de couverture ("Matthew Pearl réussit avec ce premier roman un thriller gothique et haletant") est malheureusement largement usurpé !

"Le Cercle de Dante", Matthew PEARL, Pocket

Par Oswald - Publié dans : Impasses livresques
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Samedi 23 septembre 2006 6 23 /09 /2006 21:15

Si la teneur d'un manuscrit mystérieux est avérée, l'Europe peut s'écouler... Tout se serait déroulé à Rome en 1683, dans une auberge, où la peste se serait installée:

Mis en quarantaine, un huis clos va se dérouler, où se succèderont morts suspectes, intrigues, disparitions, vols.

Le jeune aubergiste, aidé par l'abbé Mélani, sorte d'espion et d'agent fréquentant les grands de ce monde du coté obscur, tente de résoudre cette enquête.

Là encore l'idée de départ est excellente, mais les auteurs peinent à intéresser le lecteur, l'intrigue se développe à la vitesse de l'escargot.

Deux cent pages plus loin, je me suis donc résolu à fermer ce pavé de pratiquement 800 pages.

Le seul intérêt tient aux disgression historiques, car les auteurs sont manifestement très bien documentés: La disgrâce de Fouquet est racontée sur plusieurs pages de manière très fouillée et convaincante.

"Imprimatur", Monaldi & Sorti, Pocket

Par Oswald - Publié dans : Impasses livresques
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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /2007 08:44

Très décevant, cette autofiction, du blabla, du nombrilisme, j'ai arrété à la page 100.

Ellis nous raconte ses succès, mèle sa biographie  de pensées ou d'actes qui sont imaginaires, et tout cela donne un patchwork larmoyant , avec des phrases d'une longueur proustienne, pénibles à lire.

Il doit éprouver ce que Eric Naulleau décrit comme "l'envie de trompeter la grande nouvelle qu'il vient de découvrir un repli jusqu'alors ignoré de son nombril".

Tiens, je ne vous donne pas les références, économisez la vingtaine d' euros de ce pavé indigeste.

Par Arno - Publié dans : Impasses livresques
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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /2007 11:56

Maître d'une société secrète, le général Fenryder (issu de la guerre de Sécession) a juré de détruire l'Amérique. Il est à New York et, dans moins de huit jours, il aura déclenché l'opération " Démons " avec une armée de l'ombre aux pouvoirs maléfiques...

Après les "Loups de Fenryder", Alec COVIN nous propose une histoire qui tient relativement la route, sous forme d'une course contre la montre; Une gigantesque tentative de manipulation va se trouver déjouée par trois héros, qui vont se retrouver aux prises avec une organisation occulte, dont les membres sont dotés de pouvoirs hors du commun: 

Notamment celui de susciter la peur jusqu'à son point le plus extrême.

Il s'agit d'un roman sans grande prétention, sans grande trouvaille.

Un livre pour se distraire en vacances, sans véritable risque une méningite !

"Etats primitifs", Alec COVIN, J'ai Lu, 411 pages, 7,60 euros.

Par Oswald - Publié dans : Impasses livresques
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Samedi 25 août 2007 6 25 /08 /2007 00:22

Franchement décevant, alors que l'idée directrice est intéressante: Pour Thanksgiving, Sean Farrell invite ses amis de longue date à  diner.

Dans la chaleur des verres d'alcool, les souvenirs reviennent.

Bloqués par la neige, les convives passent la nuit chez Sean.

Un narrateur invisible orchestre le récit: Dieu, qui ne peut se retenir de nous conter comment il otera la vie à chacun: Ces parties là sont réussies, par contre les narrations que fait chaque invité ne m'ont pas semblé très intéressantes, j'ai donc arrété à la 40ème page, fallait-il continuer ? Je trouve le style lourd, et ce que raconte chaque personnage n'est pas passionnant.

J'attendais mieux de Nancy Houston.

"Dolce agonia", Nancy Houston, J'ai Lu, 298 pages,  10 euros.

Par Arno - Publié dans : Impasses livresques
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /2007 00:38

Sorti en poche récemment, "Globalia", le dernier livre de Jean-Christophe RUFIN,  se présente comme une sorte de "1984" réactualisé (la date n'étant pas précisée), mais un 1984 qui ne parlerait pas du monde soviétique et de ces dictatures glacées, mais un 1984 plus étrange, car il évoque l'évolution possible de nos démocraties.

JC. RUFIN extrapole les tendances actuelles, pour démonter à quel point le conformisme, et surtout la recherche de la sécurité partout et à tout prix peut devenir une forme de dictacture en soi, en tout cas un système dans lequel l'individu peut se sentir normalisé comme dans toute dictature.

La forme retenue est celle d'un roman, avec à la clé une histoire d'amour, qui est le fil directeur du livre.

J'ai trouvé le style pas très bon du tout, je n'ai pas retrouvé ce que j'avais beaucoup apprécié dans "L'abyssin" par exemple. Quelques passages sont intéressants, car ils nous donnent à voir ce qui ne va pas dans notre civilisation de l'ultra-performance.

Finalement RUFIN est plus à l'aise avec le passé, qu'avec le futur, son roman/essai est trop lourd, la démonstration passe mal.

INTERVIEW de JC RUFIN:

Globalia est avant tout un roman d'aventures, mais sous-tendu par une réflexion sur l'état du monde…

  Jean-Christophe Rufin : Une réflexion qui repose sur deux idées principales : d'abord, imaginer l'évolution possible des rapports Nord-Sud, sujet que je connais assez bien puisque, par profession, je voyage entre pays riches et pays pauvres. Ensuite, explorer l'inattendu des démocraties, qui, après avoir triomphé dans les années 1990, commencent à révéler de plus en plus un caractère sinon totalitaire, du moins pas si paradisiaque qu'on le prétend. Tocqueville, d'ailleurs, s'était déjà interrogé sur ce paradoxe de l'évolution démocratique.

  Mais Globalia n'est plus une démocratie, c'est une oligarchie camouflée en démocratie…

  Jean-Christophe Rufin : Le principe de représentation poussé à l'extrême, avec la multiplication des centres de pouvoir et de décision, finit par annuler toute dimension politique. À Globalia, il y a des élections partout et tout le temps, mais elles ne changent rien à rien.
  C'est l'histoire d'un monde où, face au déchaînement de violence autour des questions historiques, ethniques, religieuses et politiques, on a décidé leur abolition. Tout est désormais basé sur l'économie, la politique n'est plus qu'une comédie en surface.
Ce qui m'intéressait, c'était d'essayer de montrer comment un système fondé sur la liberté pouvait devenir totalitaire. Les totalitarismes récents, comme le communisme, étaient fondés sur la norme, la contrainte, l'interdiction. Mais notre période de prospérité et de liberté pourrait bien aboutir elle aussi à la soumission totale et surtout à l'aliénation totale : aucun dirigeant globalien n'a de prise sur le destin de son pays, sauf le petit groupe de très grands patrons qui détient les vrais pouvoirs.

  Globalia, c'est aussi la dictature des vieux…

  Jean-Christophe Rufin : C'est, poussée à l'extrême, une certaine conception individualiste des droits de l'homme, au mépris de toute dimension communautaire. Dans cette optique, chacun peut revendiquer tout au long de sa vie, et jusqu'à un âge très avancé, la pleine jouissance de ses moyens et de son pouvoir, au lieu de penser à ceux qui sont à naître. Ainsi, ce qui me frappe le plus quand je reviens du tiers-monde, c'est la quasi-disparition des enfants dans nos sociétés occidentales. Je pense qu'on en mesure encore mal les conséquences.
  Autre idée importante : la culture prime la nature. Donc tout peut s'acquérir à tout moment, y compris la jeunesse et la beauté - c'est le moteur même de la société de consommation. La nature est profondément inégalitaire, elle disperse ses dons au gré de ses caprices : il faudrait donc la corriger par la culture. Ce n'est pas une idée nouvelle, on en trouve trace dès le XVIIIe siècle : la nature brute, sauvage, est épouvantable, elle ne devient réellement nature qu'après avoir été recréée, cultivée. C'est d'ailleurs toute la philosophie du jardin à la française… En ce sens, Globalia est un immense jardin où les plantes sont remplacées par les êtres humains.

  Globalia, société qui prône l'harmonie universelle, s'impose aussi par le chaos…

  Jean-Christophe Rufin : C'est un système mou qui a besoin d'un ennemi pour exister. Regardez ce que vient de se passer en Irak : on a assisté à la destructuration d'un pays qui n'était certes pas une démocratie, mais qui était fortement structuré et qu'on a plongé dans le chaos total. Si l'on systématise ce comportement, cela donne Globalia.

  Globalia est-il un cri d'alarme ? Un avertissement ?

  Jean-Christophe Rufin : Peut-être une sorte d'état des lieux avant la catastrophe ! Mais ce n'est pas un essai, c'est d'abord un roman. Disons que c'est un cri d'alarme sans prescription : il y a un diagnostic, mais pas de traitement.

Par Oswald - Publié dans : Impasses livresques
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Dimanche 30 septembre 2007 7 30 /09 /2007 13:19

Très décevant cet essai, pourtant lancé à grands renforts de promotion: Quelques bonnes feuilles savamment distillées dans tous les médias, et l'aura flatteuse de Yasmina Reza, auteure de théatre à succès,  rendait le livre attrayant.

Eh bien, c'est franchement nul, inconsistant, il n'y a rien !

C'est un peu comme dans certains films dont la bande-annonce vous a à peu près tout révélé: A part les extraits que vous avez pu lire déjà dans les principaux hebdomadaires, il n y a que de vagues descriptions de certains moments de la campagne, on reste dans l'anecdotique, le fait divers.

Je me suis arrêté à la page 80, lassé par cette prose verbeuse, qui essaye de trouver des moments qui toucheraient au sublime, alors que nous sommes dans la plus affligeante des banalités.

Ne perdez donc ni votre temps, ni votre argent, dans cette tentative malheureusement avortée, car l 'idée était interessante, et le personnage principal forcément attractif:

Finalement, ne s'improvise pas Catherine Nay qui veut, elle qui a su saisir des personnages politiques, hors normes tel François Mitterrand, par exemple.

Le livre est adressé à G., qui serait la personne ayant joué les go-between et présenté Y.REZA à N.SARKOZY. La rumeur dit qu'il s agirait de D.STRAUSS-KAHN, qui aurait mieux fait de s'abstenir: Nicolas SARKOZY a accepté cette idée de livre, convaincu qu'étant donné le talent d'écrivain de Yasmina REZA, il en "sortirait grandi":

Essai malheureusement non  transformé, peut-être faudrait-il utiliser ce principe sur une période plus longue, Yasmina Reza a  t-elle été hypnotysée, ou ne lui a -t-on montré que des réactions convenues ?

Le résultat final est bien décevant, alors que l'idée initiale ne manquait pas de panache.

Par Oswald - Publié dans : Impasses livresques
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /2007 14:13

Un Nothomb très moyen, je déconseille, pas très en forme Amélie sur ce coup là.

Comme bien souvent, notre Amélie reprend le procédé d'un dialogue entre deux personnages, ici Celsius, un savant du 26ème siècle et une romancière, qui est enlevée, pour avoir deviné que l'ensevelissement de Pompéi a été provoqué intentionnellement.

S'ensuit un échangé décousu sur les mérites comparées de notre civilisation et ce que cela pourrait donner dans le futur.

Plutôt ennuyeux et verbeux, à éviter. Rien à voir avec l'excellent "Stupeur et tremblements", ou le très bon "Hygiène de l'assassin" !

Par Oswald - Publié dans : Impasses livresques
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