"L'honneur retrouvé du Marquis de MONTESPAN", de Eve RUGGIERI, Editions PERRIN, 19 euros
Admirable Louis-Henry de PARDAILLAN de GONDRIN, marquis d'ANTIN, marquis de MONTESPAN, qui rêvait d'honneur et de gloire gagnés sur les champs de bataille et qui, à son grand malheur, est entré dans l'histoire sous la bannière du déshonneur pour avoir eu l'infortune d'épouser la belle Athénaïs de ROCHECHOUART de MORTEMART, célèbre pour avoir brillé pendant de nombreuses années à la Cour de France comme favorite attitrée de Louis XIV et mère de huit de ses enfants illégitimes.
S'il fut le mari trompé le plus connu du règne du grand Louis XIV, il le fut avec un panache et une insolence qui suscitèrent au tout début la stupéfaction (rares en effet étaient ceux qui osaient s'opposer au grand roi dont les châtiments étaient le plus souvent sans pitié) pour laisser place au fil du temps à l'admiration puis à un respect profond. En effet, négligeant titres, revenus, avantages en tout genres dont on l'aurait inondé s'il avait consenti à se montrer complaisant et discret, il multiplia les esclandres, les menaces, les défis, faisant ainsi savoir au monde entier qu'il ne se soumettrait jamais au bon plaisir du roi, préférant les dettes, les brimades, l'exil et parfois la prison au déshonneur de la complaisance.
Tandis que sa femme était constamment enceinte des oeuvres du roi, il s'acharnait à attirer l'attention sur son infortune et puisque tout le monde à Versailles le savait, il avait tenu à son tour à ce que le peuple, les bourgeois des villes jusqu'au plus anonymes des sujets du Roi-Soleil le sachent également. Il fit repeindre son carrosse en noir avec sur les portières ses armes surmontées de deux grandes cornes ainsi que deux bois de cerf qu'il avait fait fixer sur l'avant juste au-dessus du strapontin du cocher et c'est dans cet incroyable équipage qu'il avait traversé tout le pays pour rejoindre sa terre d'exil du Midi. Louis XIV ne tenait pas à ce que ses sujets apprennent que, lui le roi de France de droit divin, avait choisi pour maîtresse une femme mariée, une femme qui avait juré devant ce même Dieu (de qui il tenait sa légitimité) fidélité et devoir à son mari. Le Marquis, dans sa folie, songeait au pouvoir qu'il avait de faire trembler le grand roi s'il lui prenait l'idée de demander au pape l'annulation de son mariage car, dès lors, le prélat se verrait contraint d'étaler au monde ce scandale et la tâche sur le nom des Bourbons serait indélébile.
Ainsi il ne cessait d'ameuter le monde, de provoquer le Roi-Soleil juque dans un testament daté de 1679, diffusé par son cousin le duc de LAUZUN, ce qui déclencha à la Cour et à Paris un énorme éclat de rire, les amis de MONTESPAN s'émerveillèrent de tant d'audace et de provocation, on faisait lecture de ce testament dans tous les salons, riant des dispositions, et surtout du dernier paragraphe :
»Je lègue et donne au Roi mon vaste château de MONTESPAN, le suppliant d'y instituer une communauté de dames repenties, à la charge et condition spéciale de mettre mon épouse à la tête de ce dit couvent et de l'y nommer première abbesse.
« De PARDAILLAN de GONDRIN MONTESPAN , époux séparé quoique, inséparable »Le seul à ne pas juger l'affaire plaisante fut le Roi, Louis XIV ne parvenait pas à oublier l'amertume de la farce et deux semaines plus tard il confisquait au Marquis l'une de ses seigneuries pour l'offirir à la Marquise de MONTESPAN.
C'est ainsi que d'anecdotes en anecdotes (toutes historiques, et recoupé dans d'autres ouvrages), Eve RUGGIERI raconte l'histoire si particulière du Marquis de MONTESPAN, sa vie, ses frasques, ses moments de solitude et d'abattement, avec tendresse et amusement, d'autant plus sensible à ce fier et orgueilleux occitan à l'honneur sans compromission, qu'elle lui a succcédé dans son château de BONNEFONT.

A l'aube de la Renaissance, Monterga, un peintre florentin, et les frères Van Mander se livrent une guerre impitoyable pour trouver la formule de la couleur pure, "l'olium pretiosum".
Les principales dates de l'histoire de France et du monde, de l'apparition de l'agriculture à l'élargissement de l'Europe en 2004.
Mon point de vue

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