Détours "Poesie"

Samedi 10 décembre 2005 6 10 /12 /2005 12:40

Un livre inclassable, même si cela se présente comme un roman, c'est écrit comme un poème, avec "tranches de vie" intercalées les unes avec les autres/

Extrait:

"Son ombre, sur la terrasse, une ombre lente,

une ombre qui s'éloigne de moi.

Dedans, il n'est pas bien. Dehors

il fait noir. La chambre la nuit

semble plus basse"

"Amos Oz vit à Arad, dans le Néguev, là où le désert exalte la frugalité et la force des âmes pures. .

Oz créé un rythme neuf, enivrant et délicat. L'histoire est simple, elle pourrait être insignifiante : le comptable de Bat-Yam, Albert Danon, se trouve désormais veuf et malheureux. Son fils est parti au Tibet, abandonnant sa fiancée Dita, amorale, charmante et courtisée par des fâcheux pitoyables... mais néanmoins sympathiques au narrateur. Lequel est également un personnage du roman, avec Monsieur Oz, l'écrivain.

Vivants ou morts, absents ou présents, acteurs réels ou fictifs... Tous prennent la parole à tour de rôle, tentent de dire leurs émotions minuscules, racontent à quel point ils se cherchent les uns les autres, se perdent, se retrouvent... sans jamais oser aller à l'essentiel. 

 Seule la mer laisse le lecteur ébloui, comme par le soleil trop puissant du désert, comme par l'image entr'aperçue d'un paradis perdu... ou à jamais imaginaire." Le Nouvel Observateur


Par arno - Publié dans : Détours "Poesie"
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Mercredi 14 décembre 2005 3 14 /12 /2005 20:20

128 poèmes, illustrant les grands courants poétiques (surréalisme, dadaïsme,...); composent cette anthologie du 20ème siècle qui va de Guillaume Apollinaire à 1968.

A noter, des "Arrêts sur lecture" très bien fait, qui permettent de mieux appréhender la façon de composer ces poèmes, à déguster sans modération !

Par Kouros - Publié dans : Détours "Poesie"
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Dimanche 18 décembre 2005 7 18 /12 /2005 16:54

"Dans le labyrinthe du coeur

Des sentiments qui se bousculent

"A la recherche d'un bonheur

Aux paragraphes sans virgule"

Nadyne BERTHON-DELICE

Retouvez ce poème, et 30 autres, sur le thème du labyrinthe à l'adresse suivante: http://www.lesadex.com/concours/conc31.htm

Par JKH - Publié dans : Détours "Poesie"
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Mercredi 25 janvier 2006 3 25 /01 /2006 20:31

"Frottages" de Henri MICHAUX

 

Toujours aussi flamboyant et inspiré, dans ce recueil de poèmes écrit entre 1940 et 1944, Henri Michaux vocifère, éructe, tempête contre le monde qui l'entoure, se désespère de la bétise de l'homme, et surtout  tente d'exorciser sa souffrance.

Extrait:

" Labyrinthe, la vie, labyrinthe, la mort

Labyrinthe sans fin, dit le Maître de Ho.

Tout enfonce, rien ne libère.

Le suicidé renaît à une nouvelle souffrance.

La prison ouvre sur une prison

Le couloir ouvre sur un autre couloir:

Celui qui croit dérouler le rouleau de la vie

Ne déroule rien du tout.

Rien ne débouche nulle part

Les siècles aussi vivent sous terre, dit le Maître de Ho."

 

"Epreuves, exorcismes", Henri MICHAUX, édition Poésie Gallimard, quelques euros.

 

Par Anangké - Publié dans : Détours "Poesie"
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Mardi 7 mars 2006 2 07 /03 /2006 18:57

Sylvain PESSON nous convie à un parcours original: Ce livre est en fait constitué par ses carnets de voyages (beaucoup en Asie), avec ses réflexions, sa poésie.

Ce marcheur acharné a traversé les déserts, escaladé les cathédrales, dormi dans les arbres, et reviens nous faire partager les émotions ressenties.

Pour ralentir le temps qui passe, pour mieux embrasser la terre, Sylvain TESSON en appelle à un nouveau nomadisme, à un vagabondage joyeux, à remettre en cause l'ordre établi.

(Moi, je me suis contenté aujourd'hui de prendre l'ascenseur transparent qui part du parvis de la Défense, pour arriver au Toit de la Grande Arche !).

Il nous livre aussi des points de vue que j'ai trouvé originaux, notamment une prise de position "à rebrousse poil", sur l'humanisme (voir extrait 2)

Extrait 1:

"Dans la jungle c 'est différent. Le cancer de l'ennui ne menace pas.

Il n'y a qu'a jeter l'oeil comme on lance un filet, pour pêcher des images.

Au creux d'une souche, un couple de chiroptères se déchire, entre les racines d'un fromager, les mandibules d'un lucane apprennent à un crabe ce qu'il en coute d'être faible".

Extrait 2:

"Je me demande si l'humanisme n'est pas un réflexe de défense corporatiste, une sorte de syndicalisme biologique destiné à protéger l'espèce à laquelle on appartient, à défendre ses prérogatives.

Nul doute que l'on pratiquerait le léopardisme si on était  léopard et l'éléphantisme si on était éléphant. L'amour porté à l'Homme par lui-même (et ses avatars finalistes, anthropocentristes, monothéistes,...) ne serait que l'adoration de soi-même dans le miroir de l'autre. Une façon de se masturber en faisant croire à son prochain que c'est lui que l'on caresse. Les humaniste aiment, lorsqu'ils contemplent les yeux de leur prochain, y découvrir que c'est eux qu'on regarde".

"Petit traité sur l'immensité du monde", Sylvain TESSON, Editions des Equateurs, 15 euros.

Par Kouros - Publié dans : Détours "Poesie"
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Mardi 7 mars 2006 2 07 /03 /2006 19:26

Il m'avait bien prévenu le Lapin Blanc:

"Si tu rentres chez les Lévites, rien ne sera plus comme avant"

En effet, quel monde étonnant:

Qui pleurent -ils donc tous ces gens ?

Pourquoi ces rideaux noirs, parsemés de larmes d'argent ?

Quel crime odieux, pour quel chatîment ?

Pour l'instant l'heure est au recueillement.

Silence intérieur, maîtrise des sentiments,

Remise en ordre, réajustements.

Le Chapelier passe en coup de vent

Laissant derrière lui un message important:

"Décide par toi-même,

Ne te forge pas d'idoles humaines !"

Au Roi de Coeur, je prête serment:

De garde le secret tout le temps

D'obéir aux réglements

De rester fidèle continûment.

 

Tel le Griffon, ceint de laurier et d'olivier

Je cherche parole perdue et vérité

En évitant de prendre les mots pour des idées.

Glaive en main, flambeau en avant,

Je suis la route du Devoir imperturbablement

Les lignes s'effacent, les courbes se tracent:

Tout se met en ordre, bien en place ! 

Par Kouros - Publié dans : Détours "Poesie"
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Mercredi 22 mars 2006 3 22 /03 /2006 01:04

Sylvie GERMAIN a écrit neuf nouvelles, bien illustrées par Rachid Koraïchi.

Une prose inspirée, très poétique, dans laquelle Sylvie GERMAIN poursuit sa quête de sens.

Autour de neuf couleurs qui l'ont interpellé, Sylvie GERMAIN suggère le mystère de l'invisible.

"Couleurs de l'invisible", Sylvie GERMAIN, Edition "Méditerranées, Al Manar", 19 euros.

Par Kouros - Publié dans : Détours "Poesie"
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Jeudi 23 mars 2006 4 23 /03 /2006 00:06

"Il sillonne mes corridors

monstrueux Minotaure,

les sinuosités de mon cerveau anguleux,

ses chemins flexueux.

Il ne peut sortir, cogne aux murs, ouvre ses portes

s'entortille aux pattes filandreuses

de mes pensées cloportes.

Il explore les crevasses,

palpe les carcasses

a toutes les audaces, une curiosité coriace.

Il prend vite ses virages, zigzague,

me fait de mauvaises blagues

et, à travers ce dédale,

joue inélégamment de la cymbale !

Oh ! ma tête ! labyrinthe inextricable

dans lequel vit ce mal mystérieux qui m'accable..."

Carine BLEDNIAK

Par Kouros - Publié dans : Détours "Poesie"
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Vendredi 29 décembre 2006 5 29 /12 /2006 20:34

Lu dans le Nouvel Obs de cette semaine (page 156), un entrefilet incisif et caustique de Bernard Géniés sur un recuil de poèmes du chanteur Francis Lalanne:

"Nous le savons: Fancis Lalanne ne tombe jamais en panne. Bandant de son cerveau le ressort, en librairie un recueil de poèmes, ils sort, "Skizogrammes" (Bibliophane, 25 euros), qui sur nos lèvres un sourire amène, tant ses strophes nous malmènent.

La main sur le coeur, à nos amis lecteurs, nous conseillons avec vigueur d'ignorer ces vers jaillis d'un effroyable camembert.  Moulé à la louche d'un poignet tremblant, l'un va même jusqu'à s'intituler "soleil levant"

Ô Francis, à celui qui se moque tu diras qu'il n'as rien dans son froc. Mais quoi est ce de notre faute, si tes pantoums, ces poêmes inspirés de quatrains malais, ne font pas boum ?

Et pourras-tu nous empècher de rire, ni même de médire devant ces "2-là" qui tombent à plat ?

Ô Francis, pourquoi n'as tu pas laissé Eluard peinard et Apollinaire sous la terre ?"

Par Oswald - Publié dans : Détours "Poesie"
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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /2007 00:43

Au Japon, fin du 19ème siècle, la recherche par un apprenti poète de la maîtrise de l'art difficile du haïku, ces poèmes très concis.

Il trouvera un maître, échangera, le rejoindra dans sa quête d'absolu, avec en toile de fond, et en passion commune, la neige, symbole de pureté, mais aussi dans ce cas là d'un drame intime.

L'écriture est très claire, nette, une grande économie de mots au service d'images fortes, pour un premier roman.

"Et ils s'aimèrent l'un et l'autre

Suspendus sur un fil

De neige".

"Neige",  Maxence FERMINE, Arléa, 90 pages

Par Oswald - Publié dans : Détours "Poesie"
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