A l'approche des fêtes, un beau livre, édite dans le cadre de l'exposition sur la "Mélancolie" au Grand Palais (59 €) (www.rmn.fr):
Aucune disposition de l'âme n'a occupé l'Occident aussi longtemps que la mélancolie.
Le sujet reste au coeur des problèmes auxquels l'homme est aujourd'hui confronté et il touche de multiples domaines : la philosophie, la littérature et l'art, la médecine et la psychiatrie, la religion et la théologie...
La mélancolie, par tradition ,cause de souffrance et de folie, est aussi, depuis Aristote, le tempérament des hommes marqués par la grandeur : les héros et les génies. Sa désignation même de maladie sacrée , implique cette dualité.
Mystérieuse, la mélancolie l'est toujours, bien qu'elle soit surtout soumise de nos jours, sous le terme de dépression , à une analyse médico-scientifique. L'attitude mélancolique ne peut-elle pas aussi s'entendre comme une mise à distance de la conscience face au " désenchantement du monde " (Starobinski).
Depuis certaines stèles antiques jusqu'à de nombreuses oeuvres contemporaines, en passant par de grands artistes comme Dürer, La Tour, Watteau, Goya, Friedrich, Delacroix, Rodin ou Picasso, l'iconographie de la mélancolie, d'une richesse remarquable, offre une nouvelle approche de l'histoire du malaise saturnien et montre comment cette humeur sacrée a façonné le génie européen.
Pour en savoir plus sur la mélancolie, en allant d' Hippocrate, qui en fait l'une des humeurs du corps humain, à Aristote, qui s'interroge sur le rapport entre mélancolie et génie, le livre "Mélancolie, métamorphose de la dépression", d'Hélène Prigent propose d'en suivre le cheminement.
Vous apprendrez quel est le sens de cette persistance, qui parcourt l'histoire culturelle de l'occident. Vous saurez alors répondre à la question suivante: En quoi la mélancolie est-elle si intimement liée à la création et, en deçà, à l'imagination ? En offrant un très large panorama de cette iconographie, depuis les stèles antiques jusqu'aux œuvre de Dürer, Valentin, Goya, Delacroix, Friedrich, Munch, Redon, Hopper, Kiefer..., ce livre éclaire d'une lumière singulière l'histoire de la mélancolie et des attributs qui lui sont liés.

C'est hier que l'expo "Dada" à Beaubourg fermait ses portes, et ce n'était pas un bon jour pour y aller car le fameux urinoir de Duchamp n'était plus là (pardon cette "oeuvre" se nomme "Fontaine" !) depuis quelques jours:
Jusqu' au 6 mars prochain, le centre Beaubourg présente une expo sur l'art contemporain au travers du thème "destruction et création". Un parcours en 39 thèmes pour montrer comment l'art moderne a produit une "destruction créative".
Une expo au Musée d'Art Moderne, qui réouvre ses portes, sur Pierre Bonnard, un peintre longtemps considéré comme mineur, et reconnu sur le tard comme un très grand.
Encore quelques jours pour admirer la collection PHILIPS au Musée du Luxembourg:
Une exposition avec pas mal de toiles d'Henri ROUSSEAU, ce modeste employé, autodidacte en peinture et dont les peintures faisaient ricaner ses contemporains; Picasso avait quand même été attiré par le talent singulier de ce peintre, qui a "sévi" dans l'art naïf, et a influencé les surréalistes.
Comme maintenant depuis 10 ans, en Juin à Versailles, c'est le Mois MOLIERE.

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