Un ange passe...

Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /2007 00:02

Mon Point de vue

Une chronique douce-amère sur la vie au collège, avec des personnages attachants, des situations, qui au-delà du quotidien, amènent à réfléchir sur ce qui se passe dans le secteur de l'éducation.

Tout en finesse, l'air de rien, François Begaudeau tisse la trame de ce qui fait la vie de l'enseignant et des étudiants, de leurs difficultés réciproques à se  comprendre. Et pourtant, au-delà de l'agacement, François Bégaudeau fait passer son attachement, son envie de transmettre à ses élèves, qu'il arrive à nous rendre touchants, au-delà de leur agressivité.

Un excellent livre, dont la matière brute, tirée de deux ans d'observations quotidiennes, est travaillée de manière très littéraire: Plus qu'un "docu-fiction" sur l'école, c'est d'un vrai roman qu'il s'agit, avec une véritable capacité à nous transporter pas si loin de chez nous.

Vendu de l'ordre de 100 000 exemplaires, "Entre les murs" sort actuellement en version Poche.

Actuellement François Bégaudeau participe en tant que conseiller à l'écriture du film de Laurent  CANTET, qui devrait sortir en avril prochain sur les écrans de cinéma.  

En quelques mots, François BEGAUDEAU explique que Laurent CANTET a été intéressé par l'adaptation de ce livre, car son parti pris est de décrire ce qui se passe réellement en cours, ce qui fait réellement le quotidien d'un prof:


 

 

 

 

 

 

 

Par Oswald - Publié dans : Un ange passe...
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /2007 00:47

A l'initiative de Serge Bussière, libraire ("Un ange passe..."), située au 18 de l' avenue du général Leclerc à Versailles, un  débat-signature avec l'écrivain François Bégaudeau s'est tenu samedi après-midi dernier;

Bien sur, une large place a été donnée au sujet du moment, à savoir l'adaptation du livre "Entre les murs" au cinéma, et la collaboration avec le réalisateur Laurent Cantet.

François Bégaudeau a expliqué comment il avait écrit ce livre, en partant de deux ans de prise de notes sur son quotidien d'enseignant. Etre précis sur les anecdotes, décrire l'ordinaire avec un effet de truculence, pour faire ressortir les éléments saillants du quotidien, voilà ce que furent ses lignes directrices pour la construction de son récit. Il évite, dans son livre,  le ressentiment et les généralités, qu'il estime être les travers, en général, de ce type d'ouvrage. 

Si les élèves sont gentiment égratignés, les profs ne sont pas en reste, car François avoue "la salle des profs, j'en ai fait du Ionesco", voire notamment la scène autour du thème de l'horoscope: Que les descendants de Jules Ferry, fasse à ce point fi de toute approche rationnelle remet les choses gentiment en perspective, et donne du sel aux critiques récurrentes sur la baisse du niveau des éléves de la part de nombre d'enseignants; François rappelle que l on est tous le con de quelqu'un et qu'il peut tous nous arriver d'être invité à un diner de cons, dans le rôle du con !

Pour François, l'enseignant doit postuler que ses élèves ont un cerveau et faire avec ce qu'il a, du mieux qu'il peut. Haro donc sur la sinistrose ambiante et le défaitisme pédagogique !

Echange très intéressant, qui a permis de découvrir le talent d'un écrivain ayant une forte personnalité, des idées originales et personnelles, tout en restant modeste sur un succès maintenant éclatant.

Un esprit libre donc, ayant à coeur d'exercer son esprit critique, sans esprit de chapelle, et gardant une grande lucidité sur les pièges du vedettariat. François nous as confié qu'il serait content d'écrire un prochain livre qui ne tirerait qu'à 2000 exemplaires, en l'exposant un peu moins. Il constate que la "dictature du sujet" rend difficile une expression plus personnelle, c'est pour cela qu'il estime, par exemple,  que son livre " Dans la diagonale" a provoqué le plus de "perplexité".

Ci-dessous, François Bégaudeau, qui explique pourquoi la conférence de presse de Florence Aubenas, juste après sa détention, lui as semblé un évènement majeur, lui donnant envie d'écrire son ouvrage "La fin de l'histoire":

 

 

 

 

 

  "La fin de l'histoire" a pour but de stigmatiser ce que François estime être le fait marquant de notre temps, à savoir l'avènement (même insuffisant) du féminisme. Alors qu'il est assigné au femmes, le silence et  la douleur, Florence Aubenas dans cette conférence de presse, s'exprimera largement et ne tombera pas dans le rôle assigné de "mater dolorosa".

François évoque aussi ses goûts cinématographiques. Capturer le réel, montrer les corps en action, voilà ce que doit apporter le cinéma. De Buster Keaton à Rohmer, tous les cinéastes qui vont dans ce sens l'attire.

François Bégaudeau se montre perplexe sur le fait que parmi les plus grands succès français, il y ait "Les Choristes", "Amélie Poulain" et "Etre et avoir": Ce goût nostalgique pour la "France d'avant les Arabes" n'est il pas inquiétant  ? Ne témoigne t il pas d'une difficulté à vivre ensemble la diversité ?

Les années soixante nous sont souvent présentées comme celles du péché originel: Décadence des moeurs à cause de Mai 68, et immigration massive qui débutera à ce moment là.

Il espère, de plus en plus, enseigner le cinéma.

Il tient en ce moment une chronique sur les livres sur les Matinales de Canal +, il parlera du livre "Sans l'orang outan" de Eric Chevillard,  qu'il estime beaucoup.

Enfin, François Bégaudeau m'as donné envie de lire "Dans la diagonale", livre très construit, dans lequel il se livre à des "opérations discrètes", où "rien n'est dit", mais où il faut savoir "faire un rapprochement entre différents éléments" disposés ça et là. Je vous en reparlerai plus tard, une fois que j'aurai lu cet ouvrage, qui promet !

Alain et Martine Gottvallès, qui animent l'association littéraire  "Paroles d'Encre" étaient présents. Ils organiseront le Lundi 8 octobre prochain, à l'occasion des 10 ans de leur association, une soirée-débat avec Philippe Claudel à Versailles.

L'auditoire, composé de nombre d'enseignants,  a été conquis et charmé par les propos décapants et roboratifs de François Bégaudeau.

Un trublion, mal dans sa peau, a bien tenté de mettre François en défaut, en se montrant d'une agressivité pénible, et en vomissant une mauvaise foi plus qu'agaçante. François, en pédagogue aguerri, a tenté de répondre à cette diarrhée verbale, et m'as bien fait rire lorsqu'il a fini par demandé à l'hurluberlu: "Mais dites moi, ce qui ne va pas ?". Il n'y a pas que les étudiants qui savent se montrer récalcitrants, et ont besoin d'exister en s'opposant à celui qui incarne l'autorité !

Une petite fausse note, mais bien vite circonscrite, et qui ne fait, finalement, que mettre en valeur,  le talent d'un écrivain qui fait, selon moi, parti des plus prometteurs de sa génération !

Je suis certain que François Bégaudeau nous surprendra avec ses prochains projets !

 

 

 

Par Oswald - Publié dans : Un ange passe...
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /2007 00:02
Poème lu par Catherine SAVARD, comédienne
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Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /2007 00:38
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Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /2007 02:54
Le baroque, courant poétique allant de 1585 à 1650, a voulu éviter toute description, dans le souci de coller à la réalité, c'est à dire au mouvement, au changeant.
 
C'est pour cela qu'il n 'y a pas de descriptif, mais du symbolique, ainsi que l'explique bien le conférencier Luc WILLOCK (enseignant à hypokhâgne à Antony), intervenant dimanche dernier à la librairie "Un ange passe..."
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Mercredi 24 octobre 2007 3 24 /10 /2007 04:56
Un texte baroque "désespéré",  lu par Guy PERROCHEAU
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 08:54
Serge BESSIERE décrit la demande de l'acheteur-type,
qui rentre dans sa librairie: A priori, un lecteur qui sait ce qu'il veut !
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 09:58
Un autre texte de poésie baroque, lu par Céline WILLOCK,
grace a l'association GRADIVA, a la librairie "Un ange passe" dimanche dernier
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 10:34
L'un des intérêts d'avoir une librairie, c'est de pouvoir l'animer,
"Un ange passe", l'endroit de tous les shows littéraires !
Serge BESSIERE nous mentionne donc les prochains rendez-vous:
-Samedi 27 Octobre, lecture d'un livre pour enfant,
-Le 31 Novembre, un comédien lira des textes de Christian BOBIN, l'un des auteurs-fétiches de Serge
 
Lieu: Librairie "Un ange passe...", 16 rue du Général LECLERC, Versailles (à coté de la cathédrale St Louis, parking Cathédrale ou avenue de Sceaux)
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Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /2007 11:25

Serge BESSIERE a repris récemment la librairie du 16 rue du Général LECLERC, à Versailles.

Par passion des livres et de ceux qui les lisent, il a repris cette activité, après avoir mené une carrière de dirigeant d'une entreprise de menuiserie industrielle.

Très dynamique, et désireux de partager sa passion, Serge BESSIERE est déjà une "figure" de Versailles, car il a monté plusieurs lecture-dédicaces.

Curieux de rencontres, Serge fait parti de ces (trop) rares libraires, véritablement à l'écoute de ceux qui poussent la porte de sa librairie. Il créé tout de suite le contact, et fait tout pour donner satisfaction, même les requêtes les plus pointues.

Lieu de vie, de rencontres, de dialogues, "Un ange passe...", situé au 16 rue du Général LECLERC (à coté de la cathédrale St Louis) est en train de devenir un incontournable versaillais. Serge est en contact avec d'autres associations, d'autres passionnés du mot, et est touhours prêt à monter une opération autour du livre.

Je lui ai posé quelques questions, et voici la réponse à la première:

"Qu'est ce qui vous as fait choisir de reprendre cette librairie ?"

Serge va citer Christian BOBIN, l 'un de ses écrivains préférés pour expliquer sa motivation à avoir vendu l'entreprise familiale de menuiserie industrielle, et être devenu libraire à Versailles:

 

La citation de Christian BOBIN (bientot une lecture de prévue):
"Je suis étonné de voir le peu de liberté que chacun s'autorise, et la manière de coller sa respiration à la vitre des conventions, et la buée que cela donne, l'empéchement de vivre et d'aimer".
Serge a choisi d'ouvrir bien grand les fenètres, de respirer l'air du large, pour le plus grand bonheur des habitants du quartier !
Par Oswald - Publié dans : Un ange passe...
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