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Une parole à retrouver dans un labyrinthe de livres

  

 

 

Samedi 4 octobre 2008

L'histoire se déroule dans l'Allemagne du Moyen Age, et met en avant deux personnages principaux: Narcisse, moine particulièrement douée pour la vie contemplative et penseur-né ("C'est , dit lentement Narcisse, la faculté de percevoir la nature et la destinée de l'homme"), et Goldmund, qui lui est au contraire fait pour laisser s'exprimer ses instincts, et choisira comme voie d'accomplissement, l'art.

L'intérêt et la tension dramatique provenant de la contradiction apparente entre ces deux voies, qu'Hermann HESSE va d'abord s'attacher à exclure l'une  l'autre, pour ensuite en montrer les complémentarités: "Narcisse était brun et sec; Goldmund avait le teint clair et florissant. Narcisse était un penseur féru d'analyse; Goldmund un rêveur, une âme enfantine."

Car d'un coté nous avons le penseur, qui privilégie l'esprit, qui est sédentaire: Bref l'ascète, intellectuel brillant, qui inscrit sa vie dans un ordre savamment étudié.

De l'autre, l'artiste vagabond, nomade vivant de l'air du temps, privilégiant ses sens et son corps (Goldmund en allemand signifie bien "Bouche d'or"), Don Juan irrésistible, profitant de l'instant, le manuel , qui voit tout au travers du  prisme de ses émotions et de ses sensations.

Narcisse va éclairer son ami, sur le fait que la vie au monstère ne lui convient pas, suite à une bagarre qui démontre l'incapacité de Godlmund à se domestiquer ("couché dans son lit d'infirmerie, Goldmund essayait de trouver une issue au labyrinthe de ses pensées").

Goldmund se livre pendant plusieurs années à une vie de joyeux vagabond, profitant de son innocence et de sa jeunesse. Il se stabilisera chez un ébéniste (Maître Nicklaus), parviendra à devenir un sculpteur exceptionnel, notamment en réalisant une fabuleuse statue de St Jean. Mais une fois de plus, l'appel de la route, de l'aventure, aura raison du "plan de carrière" qui lui est proposé.

D'autres expériences plus difficiles à vaincre l'attendent: La peste, l'emprisonnement, mais il retrouvera in extremis Narcisse.

Retour au monastère où il enseignera son art, jusqu'à une dernière et fatale envie de reprendre la route.

Ce sera aussi l'occasion de confronter son mode de vie avec Narcisse, cet fois-ci d'égal à égal: "Godmund distinguait les trois grandes étapes de sa vie: sa soumission à Narcisse,  et son affranchissement- l'époque de liberté et de vagabondage- le retour au gîte, le retour sur soi-même et jusqu'au profondeurs de l'âme, le commencement de la maturité et de la moisson".

Ce roman est palpitant de la première à la dernière page, le rythme est soutenu, et les échanges entre les deux héros sont denses.

Mais au-delà d'une interprétation littérale, ce roman est à analyser comme un conte philosophique, une confrontation entre l'animalité et le désir de s'élever qui cohabitent en tout homme.

Lorque que l'on sait qu'Hermann HESSE a suivi de près les travaux de Carl Gustav JUNG, les rapports entre les personnages deviennent allégoriques:

Narcisse serait le Soi, Goldmund l'Ombre, Maître Nicklaus la partie médiane, le Moi.

Goldmund sera d'abord confronté à son "anima" ("Ce qu'il découvrait dans sa mère,  ce n'était pas seulement le charme du monde: l'azur de son doux regard, la grâce de son sourire, promesse de bonheur...",

et enfin à la "mana": "Elle a des mains autour de mon coeur, c'est elle qui me pétrit et me façonne; la belle statue de la grande Eve maternelle".

Pour en savoir plus sur Hermann HESSE, le lien suivant: http://fr.wikipedia.org/wiki/Hermann_Hesse

 

"Narcisse et Goldmund", Hermann HESSE, 251 pages, Livre de Poche, 5,50 euros.

Par Oswald - Publié dans : Sélection de l'Architecte
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Mardi 30 septembre 2008

Mon point de vue:

J'avais trouvé sympathique "Le lièvre de Vatanen", eu plutôt du mal avec "Petits suicides entres amis", mais là  c'est un régal. Dès le début, Arto Paasilinna rend sympathique son personnage principal de gangster glandeur. Il y adjoint un militaire en rupture de banc très drole, et complète enfin par une grand-mère laponne de 90 ans, qui ne veut pas se laisser enmmener à l'hospice.

Ces trois personnages vont vivre, coupé du monde, dans une hutte, en reconstituant leur microcosme.

Les relations, et surtout l'évolution des relations entre eux est très bien développée, Arto Paasilinna a l'art de rendre naturel et acceptables les transgressions de ces trois héros, qui se réorganisent habilement un ilôt idéal, comme une utopie réalisée.

Il y a des pointes d' humour tout au long du récit: "Rafael Juntunen donnait toujours à la pauvre vieille deux couronnes de pourboire. Il la tenait en estime, car elle travaillait dur, et n'était pas voleuse, ou si peu. Rafael Juntunen, en bon gangster, appréciait l'honnéteté à sa juste valeur".

D'où vient le titre ? Des pièges anti-renards disposés dans la  forêt: "Les hommes continuérent leur travail. Une semaine plus tard, ils avaient déjà dans soixante arbres de redoutables pièges. Avec de la chance, les bois seraient pleins de renards étranglés. Les hommes décidèrent de les baptiser "forêt des Renards pendus"".

Celui d'hector CHAVEZ:

"Petit malfrat sans envergure, Rafael Juntunen se retrouve à la tête d'une véritable fortune en lingots d'or à la suite d'un hold-up dont il sort indemne mais pas ses deux camarades du crime. Pour eux la prison, pour lui la liberté. Et il ne s'inquiète pas trop Rafael, il profite de sa toute récente fortune, astucieusement cachée sous un tas de fumier, à l'abri des murs de sa ferme en Vehmersalmi. Mais il semble qu'il y ait une justice même chez les gangsters. Ses deux associés ne tardent pas à sortir de prison et la nouvelle va obliger Rafael à faire l'impossible pour sauvegarder son magot face aux justes exigences de ses anciens complices.

Amoureux des personnages atypiques et hors normes, Arto Paasilinna nous entraîne à nouveau dans le grand Nord à la suite de marginaux aussi fous que cocasses à la (re)découverte de la nature et des sentiments. Il mène son intrigue tambour battant à l'image de ses traîneaux traversant les espaces blancs, guidés par des chiens sauvages : amour, aventure, humour et soif d'absolu sont alors de mise".

Par Oswald - Publié dans : Sélection de l'Architecte
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Dimanche 28 septembre 2008
Mon point de vue:
Jean-Claude GUILLEBAUD explique avec talent , dans cet essai,  comment il est revenu au christianisme.
Il présente une approche très claire, et bien argumentée pour définir son cheminement.
Une sorte de  "conversion" qui s'est faite en trois étapes, qu'il appelle des "cercles":
Premier cercle, les valeurs chrétiennes auquelles il adhére sans réserve, et qui structurent aujourd'hui en profondeur les sociétés européennes: Droits de l'homme, par exemple.
Deuxième cercle, ce qu'il appelle la subversion évangélique, selon l'analyse de Réné GIRARD: Le christianisme comme dénonciation de la violence, et  volonté d'y mettre un terme, en réhabilitant la victime, au détiment du "bourreau". Renversement des valeurs bien perçu par Nietszche, qui se présente comme un Royaume à faire advenir.
 
Et enfin, le troisième cercle s'intitule "la foi comme décision", pour décrire cette volonté de croire, qui finalement n'a pas forcément besoin de ressenti.
Entre ces étapes, JC.GUILLEBAUD prend le temps de développer d'autres thèmes, en présentant les évolutions de l'histoire des idées.
Présentation de l'éditeur:

" Ma démarche ne participait ni de l'effusion mystique, ni de la nostalgie, ni même de la quête spirituelle, comme on dit maintenant. C'est d'abord la raison qui me guidait. Par elle, je me sentais peu à peu ramené au christianisme.
Cette réflexion a d'abord été très périphérique par rapport à la foi, puis les cercles de ma curiosité se sont rapprochés du noyau central, celui de la croyance proprement dite. J'en suis là.
Je ne suis pas sûr d'être redevenu un "bon chrétien", mais je crois profondément que le message évangélique garde une valeur fondatrice pour les hommes de ce temps.
Y compris pour ceux qui ne croient pas en Dieu.
Ce qui m'attire vers lui, ce n'est pas une émotivité vague, c'est la conscience de sa fondamentale pertinence. La rétractation d'une telle parole dans l'enclos de l'intimité - se taire ! - me semblerait absurde.
La laïcité véritable, ce n'est pas la peureuse révision à la baisse des points de vue, c'est leur libre expression dans un rapport robuste et apaisé. " 
JC.GUILLEBAUD
"Comment je suis redevenu chrétien", Jean-Claude Guillebaud
Par Oswald - Publié dans : Avenue "Essai"
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Samedi 27 septembre 2008

De celui qui a dit "pour tracer un sillon droit, accroche ta charrue à une étoile", il importe de lire ce recueil de poèmes, illustrés superbement par Braque et Jean ARP.

 

Par Oswald - Publié dans : Détours "Poesie"
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Mercredi 24 septembre 2008
"La valeur de la philosophie doit être cherchée pour une bonne part dans son incertitude même.

Celui qui n'a aucune teinture de philosophie traverse l'existence, emprisonné dans les préjugés qui lui viennent du sens commun, des croyances habituelles à son temps et à son pays, et des convictions qui se sont développées en lui sans la coopération ni le consentement de sa raison.

Pour un tel individu, le monde est sujet à paraître précis, fini, évident ; les objets habituels ne lui posent aucune question et les possibilités non familières sont dédaigneusement rejetées.

Dès que nous commençons à philosopher, au contraire, nous trouvons que même les choses les plus ordinaires de la vie quotidienne conduisent à des problèmes auxquels nous ne pouvons donner que des réponses très incomplètes.

La philosophie, bien qu'elle ne soit pas en mesure de nous dire avec certitude quelle est la vraie réponse aux doutes qu'elle élève, peut néanmoins suggérer diverses possibilités qui élargissent le champ de nos pensées et les délivrent de la tyrannie de la coutume.

Tout en diminuant notre certitude à l'égard de ce que sont les choses, elle augmente beaucoup notre connaissance à l'égard de ce qu'elles peuvent être ;

Elle repousse le dogmatisme quelque peu arrogant de ceux qui n'ont jamais pénétré dans la région du doute libérateur et garde vivace notre sens de l'étonnement en nous montrant les choses familières sous un aspect non familier. "
Par Oswald - Publié dans : Rond-point "Philosophie"
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Vendredi 18 avril 2008
Mon point de vue:
Un petit livre d'une centaine de pages, très bien écrit avec une histoire originale: Comment l' abbé  Montanus va tenter de ranimer une communauté qui souffre de conditions extrêmes,  en pays scandinave, au XVIe siècle.
Le style se rapproche de la langue de l'époque, comme dans l'extrait suivant:
"J'en fis une distribution inégale, donnant les morceaux les plus gros, et les meilleurs, aux hommes les plus utiles pour aller chercher le reste de la provende:  Le capitaine, le bosco,  et deux hommes de nage, qui d'après leur mine me parurent les plus éloignés de la mort, et que le gel avait épargnés. Ils se ruèrent sur la viande crue avec des grognements de bêtes fauves, enfonçant leur visage comme des mufles dans le sang coagulé." (page 37)
Un autre exemple de la qualité d'écriture (page 119) et de la capacité de l'auteur à restituer la mentalité particulière de l'époque:
"Ayant toujours eu, à l'école de votre Eminence,  de l'amitié pour les délateurs,  auxiliaires zélés de la justice divine, j'en écoutais plus d'un qui vint me chanter pouilles de Jörgen Ulfsson Jorsalafari, l'homme venu d'Orient avec un singe. On me le dit versé dans les maléfices, habile aux invocations et aux prestiges, et on murmurait que le singe, dont il vantait les talents et les grâces, n'était autre chose qu'un fils qu'il avait obtenu par la pénétration d'une chèvre, animal de vertu médiocre, tout aussi inconnu de mes ouailles que pouvait l'être un singe, et par là aussi néfaste. Un délateur mystagogue me jura sur la vie de sa mère, fort agée il est vrai, que le singe avait trente-six dents dans la bouche et six doigts à la main gauche: il portait donc le signe de la Bête selon la Révélation de Patmos".
Présentation de l'éditeur:

Un petit peuple issu d'Europe s'est établi " au Nord du monde ", dans une solitude glacée où il s'acharne à survivre. Mais, au fil des siècles, les communications s'espacent, puis s'interrompent. L'oubli et l'abandon menacent. "Court Serpent" est le navire spécialement commandité et construit selon un savoir ancestral, à la fin du XVIe siècle, pour aller à la recherche de cette communauté perdue et lui porter secours.
 
L'abbé Montanus, chargé de conduire l'expédition, de relever le diocèse et d'y ranimer la foi, raconte les épreuves inouïes qu'il a dû affronter pour parvenir au but. Son récit est aussi celui d'une aventure politique et spirituelle, que traverse un amour sacrilège. Il donne la clé de cette aventure fascinante dont débattent encore aujourd'hui historiens et archéologues.

Biographie de l'auteur
"Court Serpent" est le premier roman de Bernard du Boucheron. Il a obtenu le Grand Prix du roman de l'Académie fiançaise.
 
"Court Serpent", Bernard du Boucheron, Folio, 150 pages.
Par Oswald - Publié dans : Allée "Roman français"
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Jeudi 17 avril 2008

Mon point de vue:

David LODGE raconte ici la vie de l'écrivain fameux Henry JAMES. Et surtout son cheminement face à la création littéraire.

Présenté comme un loser magnifique, puisque D.LODGE évoque longuement ce qu'il réussira le moins, cest à dire son activité d' auteur de pièces de théatre (d'où le titre, qui est l'acclamation que le public pousse à la fin d'une pièce pour saluer l'auteur).

La "pointe" du récit est justement le moment très douloureux où Henry JAMES sera appelé, mais pour être hué copieusement.

Ce n'est pas le David LODGE que je préfères, et ce n'est pas son meilleur livre selon moi (je prefères de loin "changement de décor", ou "thérapie", ou même "pensées secrètes"), mais c'est un "solide" LODGE, bien charpenté, avec des trouvailles stylistiques intéressantes.

La première pratique est plutot "boring" et fastidieuse, Mister LODGE, il faut donc avoir la patience de s'accrocher pour passer un peu péniblement les 70 premières pages, mais ensuite on est happé par l'histoire, qui devient vraiment touchante.

D.LODGE sait bien rendre attachante cette quête éperdue de reconnaissance, et nous fait vivre le paradoxe d'un écrivain qui sera peu reconnu de son temps, et deviendra une icone littéraire ensuite. On devine qu'il met aussi beaucoup de lui-même, ayant connu les affres d'avoir à se faire connaître.

Et toujours l'humour très british, LODGE sait égratigner gentiment Henry JAMES: "Certes, il connaissait  le processus de la procréation et , grâce à certains ouvrages de littérature érotique (la collection de Lord Houghton, dans son manoir, avait été particulièrement instructive), il était informé des variantes, des perversions dues à l'ingéniosité et à la dépravation humine. Mais il ne pouvait s'imaginer lui-même se livrant à aucun de ses actes, fût-ce le plus élémentaire, avec quiconque." (page 85)

L'ambition de Henry JAMES est de se faire connaitre mais aussi de rester intransigeant quant à la noble idée qu'il se fait de son art: "Dans son grand combat esthétique qu'Henry estimait livrer: l'effort pour transcrire la vérité de la vie, la vie telle que ressentie dans les pulsations et la conscience des êtres humains".

Présentation de l'éditeur:

Dans son dernier roman, Pensées secrètes, l’écrivain Henry James apparaissait en filigrane. Dans celui-ci, il se tient au centre de la scène. L’histoire commence en décembre 1915, alors que Henry James meurt entouré de ses proches et de ses domestiques - puis recule pour lever le rideau sur les années 1880. Apparaissent alors George du Maurier, l’ami cher, artiste et illustrateur de métier et Constance Fenimore Woolson, écrivain américain avec qui James entretient des relations aussi étroites que platoniques.

C’est à cette époque que Henry James décide, pour contrer le faible succès public de ses livres, de chercher la fortune et la renommée au théâtre. Il se lance dans l’écriture de pièces tandis que son ami George, dont la vue s’affaiblit, se met, lui, à écrire des romans. Les conséquences pour les deux hommes vont être tout à la fois comiques, tragiques, surprenantes et ironiques : tandis que Trilby , le roman de Georges, devient le best-seller du siècle au grand étonnement de l’auteur lui-même, Henry se voit hué le soir de la première de sa pièce Guy Domville.

Grouillant de personnages campés d’un trait vif - certains d’entre eux célèbres, d’autres obscurs - L’auteur ! l’auteur ! offre le fascinant panorama d’une vie littéraire et théâtrale qui présage en bien des points l’actuelle confusion des genres entre l’art, le commerce et la publicité.

Avec ce mélange d’humour britannique et de mélancolie douce qui est sa marque de fabrique, David Lodge dépeint surtout, à travers la figure captivante et mystérieuse de Henry James pour qui il éprouve une immense empathie, les obsessions, les espoirs, les rêves, les déceptions et les triomphes de ceux que l’on appelle les gens de plume.

L’épigraphe du livre le résume à la perfection : « We work in the dark – we do what we can- we give what we have. Our doubt is our passion and our passion is our task. The rest is the madness of art. »

"L'auteur ! l'auteur !", David LODGE, Editions RIVAGES PAYOT, 513 pages, 9 euros.

Par Oswald - Publié dans : Couloir "Roman étranger"
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Mercredi 16 avril 2008

Cette confrérie secrète, constituée d'anciens de l'université prestigieuse de Yale, fait beaucoup parler d'elle, depuis la dernière élection présidentielle américaine, où les deux candidats (Bush et Kerry) ont signalé qu'ils en faisaient parti l'un et l'autre.

Alexandra Robbins analyse le phénomène sans volonté de faire du sensationnel, et en ayant une approche sociologique, montrant bien comment cette association secrète est bien une composante majeure de la vie étudiante à Yale;

Extrait:

"C'est ce qui rend cette université différente de toutes les autres dans le monde: Parallèlement à la vie universitaire de Yale, quelque chose court à coté, il y a une matrice soutenant la structure du pouvoir de l'institution. Et l'on dit que si quelqu'un arrive à trouver la réponse au labyrinthe de New Haven, il recevra les clefs d'un autre  réseau de tunnels, de passages reliant les corridors du pouvoir dans le monde plus lointain. "

"Skull & Bones, la vérité sur l'élite secrète qui dirige les Etats-Unis", Alexandra Robbins, Editions Max Milo, 233 pages, 18 euros.

Par Arno - Publié dans : Avenue "Essai"
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Dimanche 13 avril 2008

Sortie en livre de poche du livre de ce couple extraordinaire, qui a durant 3 ans remonté l'Afrique, du cap de Bonne Espérance jusqu'au lac de Tibériade .

En fait, je n'ai pas lu leur livre, mais suis allé à la projection de leur DVD, qui est excellent: De l'humour, de l'émotion, un vrai montage par grands thémes, et au final une grande leçon de vie:

Ensuite, lors du débat, vous retrouvez l'humour et l'amour des êtres humains qui anime ce couple étonnant.

Dépaysant, pour les vacances !

http://www.linternaute.com/video/voyage/africa-trek-14000-km-a-pieds-bande-annonce/

Présentation de l'éditeur
Dans un premier volume, Sonia et Alexandre ont raconté leur traversée de l'Afrique du Sud, du Zimbabwe, du Malawi et de la Tanzanie. Nous les retrouvons au Kilimandjaro, en chemin vers le territoire des Massaïs.
Il leur reste sept mille kilomètres à parcourir, toujours à pied et sans logistique, en s'en remettant à l'hospitalité des Africains. Tout au long des 1171 jours de ce périple, les deux marcheurs nous font partager leurs rencontres émouvantes avec des amis d'un jour, l'angoisse de la soif, de la chaleur, des lions.
Avec eux, nous voyons surgir les rives irréelles du lac Turkana, les ruines mythiques de Méroé, les déserts brûlants du Batn-el-Hagar, nous découvrons les rituels très secrets des jeunes mariées soudanaises, la beauté étrange des peuples hamer ou dassanetch, ou l'art de cohabiter avec un dromadaire du Darfour.
Jour après jour, leur " marche dans les pas de l'Homme" devient initiatique. La fin du voyage est aussi le début d'une nouvelle aventure: peu après le retour d'Alexandre et Sonia, est née une petite fille "made in Africa ".

Biographie de l'auteur
Sonia Poussin a travaillé dans l'humanitaire au Népal, au Vietnam et en Irak. Alexandre Poussin est écrivain voyageur.
Il est,avec Sylvain Tesson, le coauteur de On a roulé sur la Terre (Robert Laffont,1996) et de La Marche dans le ciel (Robert Laffont,1998).
Par Oswald - Publié dans : Quoi de neuf à Versailles ?
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Samedi 12 avril 2008

Pour connaitre un peu plus Eric CHEVILLARD, son blog (autofictif)

à l 'adresse suivante:

http://l-autofictif.over-blog.com/

Par Oswald - Publié dans : Allée "Roman français"
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Présentation

Nouvelles routes

Mes coups de coeur sont dans la rubrique :

"Sélection de l'Architecte"

Les livres à éviter, selon moi, sont dans la rubrique:

"Impasses livresques"

A bon entendeur !

Feuille de route

Deux nouvelles rubriques:

-PAROLES d'ENCRE, pour évoquer ce que fait cette association littéraire particulièrement dynamique sur Versailles et sa région

-UN ANGE PASSE..., pour parler de l'activité de la librairie animée par Serge BESSIERE, à Versailles

Oeil du Minotaure

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